Quand les souvenirs s'en mêlent...
J'avais 14 ans, lui aussi. C'était à l'époque où je faisais du cyclisme. Non, vous ne le saviez pas... Quelle importance...
On ne peut pas dire que ce fut une période vraiment extraordinaire et puis je n'aimais pas le cyclisme. Par contre je l'aimais bien...
Les premiers émois d'adolescents. Lui, la coupe au bol, de grands yeux couleur d'océan, un petit sourire sur le coin des lèvres. Moi, sortant à peine de l'enfance, des chansons plein la tête et cette étrange sentiment quand je le regarde.
Je me souviens d'une route de campagne, entre champs et forêt dans ma Normandie natale. Je me souviens de ce jour là où mon regard a changé. Ca aurait pu être une journée ordinaire, un journée d'entraînement sur mon vélo comme j'en avais connu des centaines.
Ce jour là, il pleuvait à torrents et sur l'asphalte vibrant, je le suivais. Vint ensuite le moment de le dépasser et son visage éclairé sous la pluie s'est retourné. Son regard m'a transpercé. Je n'ai pas vraiment compris ce qui se passait.
Dans ma tête tout s'est bousculé, comme si j'avais franchi la barrière des pensées interdites.
De plus en plus, je ne cessais de l'observer, je ne comprenais pas ce qui m'attirait chez ce gentil garçon. Mes rêves se brouillaient de plus en plus. Et je me prenais à l'imaginer près de moi dans ce lit d'enfant trop étroit.
"Non, je n'aime pas ce garçon, non c'est juste qu'il est... qu'il est... " Je n'ai jamais osé lui avouer. De jours en jours, je m'impregnais de son visage pour mieux en rêver la nuit, avant de m'endormir.
J'imaginais que je le sauvais de situations impossibles, que je bravais ciel et terre pour le retrouver, pour qu'il me remercie...
Je ne connaissais pas encore le sens du mot "aimer", j'aurais voulu lui dire tellement de choses, que je tenais à lui, qu'il était très... beau... oui c'est vrai. Je n'ai rien dit de tout celà. Je me suis tu, j'ai caché mes sentiments.
C'est bien plus tard que j'ai compris que j'étais tombé amoureux de ce garçon, un mercredi après midi, pluie battante sur une route de Normandie.
Cette semaine, me vint l'idée de chercher si il n'a pas laissé sa trace sur le net.... Je tape son nom au hasard et puis je tombe sur une photo cycliste de groupe. En moins de deux secondes, je l'ai reconnu. Il était là, grand, plus âgé évidemment, toujours aussi beau, toujours ses grands yeux.
Me reviennent alors mes émois d'adolescent, ces souvenirs qui remontent comme des bulles d'eau pétillante. Je ne sais vraiment où il réside, ni ce qu'il fait maintenant dans la vie. A t'il une petite amie ? Sûrement...
M'a t'il oublié ? Sûrement aussi... Tant pis, je garde un doux souvenir de lui. C'est tout ce qui compte.
Ô doux chemins tortueux de l'adolescence...
On ne peut pas dire que ce fut une période vraiment extraordinaire et puis je n'aimais pas le cyclisme. Par contre je l'aimais bien...
Les premiers émois d'adolescents. Lui, la coupe au bol, de grands yeux couleur d'océan, un petit sourire sur le coin des lèvres. Moi, sortant à peine de l'enfance, des chansons plein la tête et cette étrange sentiment quand je le regarde.
Je me souviens d'une route de campagne, entre champs et forêt dans ma Normandie natale. Je me souviens de ce jour là où mon regard a changé. Ca aurait pu être une journée ordinaire, un journée d'entraînement sur mon vélo comme j'en avais connu des centaines.
Ce jour là, il pleuvait à torrents et sur l'asphalte vibrant, je le suivais. Vint ensuite le moment de le dépasser et son visage éclairé sous la pluie s'est retourné. Son regard m'a transpercé. Je n'ai pas vraiment compris ce qui se passait.
Dans ma tête tout s'est bousculé, comme si j'avais franchi la barrière des pensées interdites.
De plus en plus, je ne cessais de l'observer, je ne comprenais pas ce qui m'attirait chez ce gentil garçon. Mes rêves se brouillaient de plus en plus. Et je me prenais à l'imaginer près de moi dans ce lit d'enfant trop étroit.
"Non, je n'aime pas ce garçon, non c'est juste qu'il est... qu'il est... " Je n'ai jamais osé lui avouer. De jours en jours, je m'impregnais de son visage pour mieux en rêver la nuit, avant de m'endormir.
J'imaginais que je le sauvais de situations impossibles, que je bravais ciel et terre pour le retrouver, pour qu'il me remercie...
Je ne connaissais pas encore le sens du mot "aimer", j'aurais voulu lui dire tellement de choses, que je tenais à lui, qu'il était très... beau... oui c'est vrai. Je n'ai rien dit de tout celà. Je me suis tu, j'ai caché mes sentiments.
C'est bien plus tard que j'ai compris que j'étais tombé amoureux de ce garçon, un mercredi après midi, pluie battante sur une route de Normandie.
Cette semaine, me vint l'idée de chercher si il n'a pas laissé sa trace sur le net.... Je tape son nom au hasard et puis je tombe sur une photo cycliste de groupe. En moins de deux secondes, je l'ai reconnu. Il était là, grand, plus âgé évidemment, toujours aussi beau, toujours ses grands yeux.
Me reviennent alors mes émois d'adolescent, ces souvenirs qui remontent comme des bulles d'eau pétillante. Je ne sais vraiment où il réside, ni ce qu'il fait maintenant dans la vie. A t'il une petite amie ? Sûrement...
M'a t'il oublié ? Sûrement aussi... Tant pis, je garde un doux souvenir de lui. C'est tout ce qui compte.
Ô doux chemins tortueux de l'adolescence...
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