Ah quelles sont loin nos idoles de la Chanson Française !! De Ferré à Montand, de Claude François à Dalida, tous nous ont quitté bien trop tôt et depuis... et depuis, plus rien, enfin pas grand chose. Quelques stars subsistent par-ci
par là, emportant avec eux leur lot d'idolations et d'admirations, je pense en particulier à Mylène Farmer, Madonna, pour l'étranger... Des chansons qui passent inlassablement sur les ondes nous
rappelant la gloire passée de ces "Géants" de la chanson, populaires ou non.
Et puis au détour de mes vagabondages sur le net, je suis tombé par hasard sur un site où Dalida reviendrait "à nous", comment expliquer... Disons, qu'elle revient virtuellement sur nos écrans,
comme une sorte de star virtuelle en trois dimensions, ses gestes retranscrits à l'identique imitent à la perfection ceux de l'Unique Dalida. Une voix et une émotion retranscrite par ordinateur,
cela peut effrayer, non ? On se laisse porter dans l'univers semi-virtuel de cette Star inoubliable.
Alors je me pose une question: est-ce par manque de personnages charismatiques que ces personnes là se fatiguent à réincarner Dalida ? Ou est-ce par ce qu'ils considèrent que tant que l'on vit
dans les mémoires, il n'y' a pas de mort réelle qui compte, si ce n'est la mort de la femme qui se cache derrière l'artiste?
Ces observations sont très troublantes, puisque totalement inhabituelles. Comment imaginer faire revivre un ou une artiste disparue, comme ça sur un écran, quelques pixels en plus, qui font toute
la différence et qui donnent l'impression que... Etrange sensation, vraiment. Je ne sais que trop penser de cette manie de vouloir réincarner les mythes qui nous entourent au quotidien et qui
sont encrées au fond de notre inconscient collectif malgré tout. Personnellement, je suis admiratif de tous ces artistes exceptionnels au talent fou, qui ont fait autrefois, la gloire de notre
petit écran et la font toujours indirectement, quoiqu'on dise. Mais de là, à imaginer une sorte de réincarnation virtuelle de l'artiste, c'est une notion qui m'échappe totalement.
J'ai comme l'impression qu'elle vise une "clientèle" jeune, qui désireux de connaître les artistes de leurs parents, mais n'ayant pas le courage de s'y plonger, préfèrent écouter la millième
version remixée d'Alexandrie Alexandra ou "Laissez-moi Danser". Forcément les rythmes saccadés et brouillons leur plaisent, ils vivent dans cet univers de basses surboostées aux tympans explosés
par trop de voix qui saturent le micro. C'est "de leur génération" va-t-on dire? Mais-est-ce que cette réincarnation virtuelle ne plairait pas aussi à ceux qui par manque total de ces
artistes, préfèrent voir leur artiste, même de manière virtuelle, une dernière fois. Le rêve est fédérateur, le rêve passionne et captive la foule.
Alors qu'ils soient virtuels ou réells, finalement, l'émotion transparaît toujours, comme par enchantement, et un peu comme si finalement les légendes de la chanson ne pouvaient que vivre
éternellement dans nos mémoires...
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