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Jeudi 30 août 2007

 

Puisque  le temps ne me manquait point ce midi, j'ai décidé d'aller voyager un peu au pays de la blondeur éternelle, sous les fjords suédois. Nul doute de ce côté, on ne peut louper l'enseigne qui claque d'un grand coup de baguette magique, je ne citerais pas son nom, on va dire qu'elle commence par un I et finit par un A, vous n'avez plus qu'a deviner la suite ;).

Ah vive le moderne ! Dans ce temple du bon coût et du bon marché, on trouve de tout, des lampes basse énergie, aux couettes et autres oreillers colorés et flashy, bref en un mot, j'aime beaucoup cette ambiance. C'est toujours la même rengaine, on croit avoir fini et puis non ça continue, presque interminable comme magasin, tant de choses, de nouveautés, du moderne, du moderne, sinon rien !

Personnellement, à chaque fois, je m'attends à voir débarquer une armée de petits blonds en boxer moulant, cheveux en brosse, grands yeux clair, sourire enfantin, le petit rictus d'homme mature... Mais, malheureusement ça ne m'est jamais arrivé, c'est pas faute d'avoir des hallucinations, ou de voir des mirages, j'ai beau espérer, je ne vois pas de tête blonde à l'horizon, quel dommage! Sinon, les lits sont moelleux, c'est un détail, on ne sait jamais :D.

Mis à part toutes ces considérations purement "fantasme"-a-goriques, et c'est peu de le dire, je vous recommande vivement de goûter les petites sucreries de l'épicerie suédoise, juste en face des caisses (non, les caissiers ne sont pas suédois, malheureusement) . Ils font cependant d'excellents petits gâteaux briochés avec de la cannelle dans cette épicerie, un délice. J'ai eu beau chercher au fond du paquet, il n'ya pas de bon cadeau, "pour deux paquets achetés, un suédois gratuit". Dommage encore, l'offre aurait été trop allechante !

Non mais qu'est ce qui m'arrive, mon dieu, il ne faut plus que je retourne dans ce temple couleur ciel et soleil, ou sinon la prochaine fois je simule un malaise en plein rayon des couettes, pourvu qu'un car de suédois passe dans le coin, allez bon I**A !!

par Petit Juju publié dans : Dans mon imaginaire
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Mercredi 29 août 2007

Inutile de vous dire que j'ai toujours été fasciné par le charisme de Claude François. Ca peut en fait rire certains bien pensants, qu'importe, il a toujours été pour moi la source d'inspirations aussi diverses soient elles.

La vie de Claude François, du moins sa vie de star, ressemble à ces légendes de la musique, qui par leur étonnante disparition ont su faire de leur carrière un mythe dramatique. Alors bien sûr, rien n'a jamais été rose dans la carrière de Claude François et il lui a fallu bien du courage et de la persévérance pour forcer le destin, pour prouver qu'il était capable d'avoir du succès. 30 ans après, tout cela laisse rêveur.

Il y'a dans l'air comme une mélancolie mélodieuse, des refrains rythmées d'amours perdus, d'une Chanson Populaire sur le thème de la séparation, où des "ça s'en va et ça revient" traduisent l'éternel recommencement de ce qu'on appelle l'amour, il y'a dans l'air aussi, des Lundis au soleil, tristesse des jours habituels, oserais-je dire "comme d'habitude" et malgré tout cet espoir en 45 tours mêlé de paroles parfois troublantes et mélancoliques, Claude François reste à tout jamais la référence d'une époque qui s'est perdue dans sa propre magie, emportant avec elle, couvertures de magazines colorées et disques vinyls oubliés, vestes de costumes scintillantes.

Claude François c'était aussi un rythmicien, un musicien, et un parfait dénicheur de tendances. De nombreuses personnes qui ont vécu à l'époque vous le diront, il était à l'origine de bien des modes aussi bien vestimentaires qu'artistiques. "On avait jamais vu ça" vous répètent les gens, c'est dire si l'empreinte qu'il a eu dans le coeur des Français a marqué toute une génération.

Moi, je suis tombé dedans quand j'étais petit, je ne saurais expliquer vraiment quelle en est la raison exacte. Sa fraicheur, son talent, son professionnalisme, ses mélodies colorées, ses chorégraphies détonantes, ses paroles graves et souvent mélancoliques qu'il collait sur des rythmes d'enfer, tel est le cocktail explosif qui dès l'âge de 5 ans m'a fait admirateur de ce grand Monsieur. Et puis sa solitude que je ne me lasse pas d'écouter, et qui est l'une des chansons les plus représentatives de ce qu'il voulait montrer. Il mettait en scène sa propre légende, empreintant du même coup, l'histoire de la star qui se meurt seule quand le public s'en est allée, cela m'a toujours beaucoup touché et il en jouait évidemment...

Mais qui était Claude François, derrière l'admiration sans pareil d'admirateurs, de fanatiques qui seraient prêts à tout pour leur idole (ce qui n'est pas mon cas, je le répète), qui était il derrière ses verres fumés? Quel homme blessé, quel homme heureux vivait derrière ses costumes strassés ? Nous ne le saurons probablement jamais, en tout cas une chose est sûre, la Star qu'il s'est crée de toute pièce continuera encore longtemps de faire parler d'elle. Claude François, la Star, l'idole et désormais, la légende, fera encore danser des générations de jeunes dans des clubs ou autres boîtes de nuits. Parce qu'il est des chansons qui ne vieillissent pas, parce qu'il est des stars qui ne meurent jamais.

"Elle est retrouvée, Quoi ? L'éternité... C'est la mer mêlée au Soleil." (A. Rimbaud)

par Petit Juju publié dans : Chansons-Artistes
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Mardi 28 août 2007
Peut-être l'une des chansons qui résume le mieux notre société actuelle: Forever Young. Ne jamais vieillir, ne jamais mourir, rester, demeurer à jamais...
Alors voilà, c'est bien cela le rêve caché des hommes, l'éternelle jeunesse à jamais. Paraître comme toutes les bimbos siliconnées des magazines, des objets de convoitises pour vieux mâles en manque d'amour désespérés. Se faire des liftings à n'en plus finir, à ne plus sourire, pour ne plus vieillir, pour paraître éternellement jeune. Quel plaisir trouve-t-on dans ces actions, si ce n'est le regard que les autres portent sur nous, tristesse invétérée... Pauvre vie que l'on mène.
On pourrait l'appeler comme on veut, le syndrome Peter Pan, ou bien l'histoire Sans Fin, qu'importe.
Nous sommes tous régit par cette jeunesse éternelle que la société veut nous inculquer, il faut rester jeune à jamais, faire des régimes pour avoir la taille de guêpe d'une ou d'un adolescent. Manger des pommes toute la journée, en faisant du sport pour brûler les calories.
Et surtout: s'appliquer tout un tas de crèmes de nuits, de jours, aussi bien pour les hommes que pour les femmes afin de ne pas se rider, oh non, surtout pas, une ride, la marque du temps sur nos visage ne ferait qu'entâcher le regard des gens sur soi, mon dieu !
Toutes ces considérations mises à part, tout ceci me laisse interrogatif. Vers quels nouveaux principes nous dirigeons nous, après la jeunesse éternelle, la mort impossible, qui sait, peut être des savants fous trouveront la recette, si ce n'est pas déjà fait et alors là, qu'adviendrons-nous. L'éternité pour chacun d'entre nous, j'espère qu'ils auront au moins la décence de nous rendre tous stériles, sinon je vous laisse imaginer l'immense champ de bataille !!
 
par Petit Juju publié dans : petitreveur
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Lundi 27 août 2007

Il est des nuits, où l'on ne sait trop que penser. Silence, absence, musique entêtante, mélodies nocturnes qui vous montent à la tête. Qu'importe.

La nuit est là et son royaume s'étend sur toutes nos larmes d'ennui. Les buildings de verre ne renvoient que les images superficielles d'un monde que nous, pauvres humains, avont sû créer tout en s'imaginant qu'on serait peut être les maîtres du monde, qui sait.

Le voile des nuits cache les horreurs, efface les blessures visuelles, rallume les bleus à l'âme. Toujours. Ces nuits là que l'on passe, les yeux grands ouverts, fixant inlassablement le plafond morne de notre taudit de misère, enfermés comme des lapins dans des cages qui toutes aussi grandes qu'elles soient, nous étouffent incontestablement.

Les néons de la nuit, comme des milliers d'étoiles scintillantes, nous rappellent que notre monde a su être beau, et peut l'être encore aujourd'hui, parfois, dans les voix de certains d'entres nous, dans l'illusion de quelques spectacles. En vain. Le temps passe... La magie s'efface jours après jours.

Et toutes ces âmes qui s'endorment dans l'inconscient collectif d'une mélancolie commune, tous ceux qui préfèrent s'adonner à des plaisirs défendus dans des endroits mal fréquentés, parce que la nuit leur donne tous les droits, peut être aussi, sont-ils heureux ? Qu'en sais-je... La nuit appartient à tout le monde, elle est la source de tellement de solitudes qui s'en vont se noyer dans le désespoir ordurier des plus grandes cités de notre monde tellement virtuel. Pauvre monde.

Vous, moi et tant d'autres, qui sommes là, comme autant de lucarnes allumées dans le néant de l'Univers, vous savez aussi toutes ces questions qui nous passent par la tête, vous savez aussi ces réponses que l'homme n'a jamais eues. Vous, comme moi, vous savez tout ça et la nuit nous les sert sur un plateau d'amertume, avec dans le regard, cette résignation que l'on a tous devant l'impossible spectacle de nos vies, de nos morts aussi... Drôles de nuits.

 


par Petit Juju publié dans : petitreveur
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Dimanche 26 août 2007

 

Voici le chat qui rôde depuis une semaine déjà devant ma porte. Nous avons affaire à une jolie femelle qui en manque d'affection vient se poser et gratter toute la nuit devant ma porte d'entrée.

Je ne sais pas qui l'a amenée ici, ni pourquoi elle est là. Une chose est sûre, elle est en manque d'affection et semble très attachée à ma petite chambre d'étudiant dans laquelle elle aimerait bien rentrer pour se blottir sur le lit bien douillet d'un individu de sexe masculin: moi. Visiblement, les voisins ont en fait les frais aussi, puisqu'elle semble intéressée par leur chambre.

Alors que faire, la laisser là quémander toute la nuit devant ma porte, lui donner à manger, appeler la SPA, car visiblement elle est tatouée. Ca me ferait mal au coeur de la voir partir mais en même temps, elle doit bien appartenir à quelqu'un, si ça se trouve elle s'est perdue ou on l'a abandonnée. Triste sort, j'aimerais bien savoir quand même.

J'avoue que je ne veux pas lui donner à manger de peur qu'elle ne veuille plus partir et parce que chez moi c'est un peu petit pour elle, mais en même temps je n'ai pas envie de la laisser mourir de faim et de froid devant chez moi. Alors la SPA me semble une bonne solution d'autant plus qu'elle est tatouée, donc elle a forcément un propriétaire... 

 Et vous qu'en pensez vous?

 

par Petit Juju publié dans : petitreveur
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Jeudi 23 août 2007

On a tous des rêves, c'est une évidence, que l'on vive à Paris, à New York ou encore à New Dehli, nous avons tous des rêves plus ou moins réalisables. Mais voilà, une question se pose: Est-ce que réaliser ses rêves n'entâche pas un peu la part d'imaginaire et de rêve qui découlait de ce désir secret ?

Car finalement, contre tout et avant tout, un rêve, c'est un désir que l'on souhaite réaliser. Oui mais, si ce dernier se réalise, il n'a plus tout à fait l'étoffe d'un rêve et le plaisir qu'il nous procure n'est qu'éphémère, soudain et inexploitable... Triste vérité... Le rêve en tant que désir soudain, ne nous fait donc rêver que s'il ne se réalise pas et nous enferme dans son triste secret.

C'est ainsi que nous passons des jours et des jours à rêver de choses plus ou moins accessibles, pas des choses matérialisables, non des choses que l'on achète pas au coin de la rue. Pour certains, ça serait devenir une Superstar, pour d'autre un très très grand sportif, pour d'autres encore visiter toutes les bibliothèques du monde ou bien faire le tour du monde en solitaire. Mais soyons honnêtes, combien peuvent dire qu'ils ont réalisé leurs rêves les plus fous? Très peu et finalement nous sommes tous un peu pareils, à la recherche de ce qui nous pousse à vivre chaque jour, un peu plus, ce fameux "but" qui nous poursuit dans la vie... On aimerait voir, toucher, vivre tel ou tel évènement et c'est tout à fait compréhensible en tant qu'êtres faits de désirs aussi extraordinaires les uns que que les autres.

Si la nature humaine est faite d'envies et si l'espoir que l'on met dans cette quête absolue du désir suprême nous décoit, c'est parce que trop attendu, le rêve ne nous permettra jamais de vivre heureux, un rêve est une illusion, pas du vécu. Alors, je réitère ma question. Faut-il mieux vivre ses rêves, ou vivre en rêvant ? Personnellement, je serai plutôt tenté de laisser la première interrogation de côté. Il faut être honnête, nous ne pouvons pas réaliser tous nos rêves !!

Mieux vaut vivre en rêvant, finalement, cela fait de nous des êtres d'imaginaires, dans un monde imaginaire, dans un univers factice fait de poudre d'étoiles et de comètes scintillantes. Nous ne sommes qu'un imaginaire parmis tant d'autres !

par Petit Juju publié dans : Ma Vie, La Terre, Mon Monde
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Jeudi 23 août 2007

Petite parenthèse musicale avec une chanson que je n'arrête pas de fredonner en ce moment. C'est entêtant ces "La la la la, moitié bleu, moitié lilas... la la la"... Bref, en un mot, j'adore !! Sinon, les paroles n'ont pas d'intérêt particulier, disons que c'est léger et que ça se laisse écouter avec plaisir, et moi, plus c'est simple, plus la mélodie est claire et efficace, entêtante même, plus j'adore ! Cherchez l'erreur !

On se s'en lasse pas...


 
par Petit Juju publié dans : Chansons-Artistes
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Mercredi 22 août 2007

Quelques recherches sur le net  sur Agnetha Faltskog (La chanteuse du groupe ABBA) et me voilà nez à nez avec une chanson aussi grandiose et si belle qui du fin fond de la nuit, résonne en moi comme un ciel rempli d'étoiles.

"Take my hand tonight..." Je m'en vais, je ne sais où, je pars... Je vole même ! Je crois qu'il est bon de ne pas trop parler, il suffit d'écouter et se laisser bercer par amour de la musique... Tout simplement: Bon rêve !

 

par Petit Juju publié dans : Chansons-Artistes
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Mardi 21 août 2007

Je ne sais pas d'où vient cet espèce de complexe qui me prend le coeur à chaque fois que je rencontre quelqu'un ou que je parle à quelqu'un.

J'ai toujours au fond de moi cet espèce de complexe d'infériorité face aux gens bien-pensants qui croient tout savoir mieux que tout le monde. Je ressens la même chose face à ceux qui se croient cultivés en connaissant un tas de choses inconnues. Je me dis que je ne connais rien et que je ne sais pas quoi faire pour contrer à cela, alors comme tout un chacun j'essaie de me cultiver selon mes centres d'intérêts, mais les miens sont tellement éloignés des leurs que je n'arrive pas à joindre les bouts et à leurs yeux je passe toujours pour un idiot de service, le type qui ne connait rien à rien.. Etrange mais sans doute réaliste, c'est ce que je me dis, je fais donc ce qu'on appelle un "complexe d'infériorité" ce qui sous entend, vous m'avez compris, que je juge qu'ils sont plus aptes à connaitre des choses que moi, qu'ils sont donc plus cultivés et plus à même de sortir leur science, remarquez si ça leur fait plaisir...

Alors j'essaie comme je peux, avec mon petit cerveau de jeune adulte, de m'intéresser à un tas de choses plus variées les unes que les autres, mais je n'y peux rien mon intérêt va d'avantage vers le milieu musical et qui plus est, la chanson/variété/pop. Je lis aussi des livres, mais qui vont très souvent dans la lignée musicale précédente et je n'y peux rien si mes goûts sont percus comme désuets.

J'aime beaucoup la poésie, mais quelle poésie aborder dans un siècle où elle n'existe plus. Il faudrait avoir lu le roman 700 pages du dernier auteur à la mode, écouté le dernier single du dernier rappeur dans la vague, bref quand vous ne savez pas ou vous ne vous intéressez pas à quelque chose, on vous le fait vite sentir. Oh bien sûr on vous dira que chacun a ses goûts, mais finalement si vous n'êtes pas branché romans du 19ème ou encore musique Jazz, certains s'empresseront de dire derrière vous, si ce n'est pas devant, que vous êtes incultes et pire encore, vous ne vous intéressez à rien, sous prétexte qu'il faut aimer des choses "culturellement" culturelles, par celà j'entends tout ce que les académies du bon goût et de la disctinction culturelle ont si joliment appelé " la culture", c'est à dire, tout ce qui a forcément plus de 100 ans d'âge est forcément à écouter, à lire et/ou à voir, alors que la plupart du temps cela ne correspond plus du tout à notre époque, même si certains thèmes restent récurrents, la manière dont ils étaient traités à l'époque ne nous appartiennent plus, mais il faut savoir savoir tout ça, c'est de notoriété publique évidemment.

Alors par contre quand on évoque ce qui est plus proche de nous, soit c'est très connu et alors là, c'est du "très mauvais", soit c'est peu connu catégorisant une classe sociale et là par contre, c'est tout de suite "mieux". Mais qui dicte nos goûts ? La mode, l'aspect commercial de toute forme de loisirs au 20ème siècle, les grandes instances de la République... ?

Je pense que nous avons tous notre part d'appréciation personnelle face aux goûts et aux choix que nous prenons dans la vie, et s'il nous plait d'aimer des choses complètement différentes, c'est tout de même mieux que de rester assis à écouter ce qu'il est recommandé de voir, de lire ou d'écouter.

Ainsi, face à toute cette "culture" à vendre, il est très difficile pour les personnes jeunes comme moi, de se faire une opinion claire. C'est pourquoi j'ai souvent l'impression d'être largué, non pas que je ne m'intéresse pas à un tas de choses, mais parce que mes goûts sont souvent éloignés de ce qu'un bon nombre de gens s'évertuent à nommer comme "culture". Alors bien sûr, j'essaie de savoir pourquoi ils parlent de tel ou tel évènement, roman, film... mais souvent ce sont des choses qui me dépassent et que je n'arrive pas à apprécier. Alors je passe pour quelqu'un d'idiot, niais, que sais-je encore, stupide peut être et j'en ai bien conscience...

Que voulez-vous y faire, quand on vit dans un pays où la "culture" est vue comme un chef d'oeuvre d'excellence, on ne peut que se sentir étouffé par tous ces regards qui vous obligent à suivre cette ligne qu'est la distinction "française" et la "culture". Mais, je n'y peux rien moi, je ne comprends pas pourquoi on a voulu m'imposer tout cela pendant des années  d'études... Je subis et j'observe, je m'intéresse parfois, mais souvent, je me sens seul et abandonné sur une pyramide de cerveaux plein de connaissances.

Mais à quoi sert finalement la connaissance, quand on sait que nous tous, en tant qu'être humains, nous ne laisserons rien sur cette Terre, si ce n'est la peur de n'avoir pas tout su à temps !

par Petit Juju publié dans : Ma Vie, La Terre, Mon Monde
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Lundi 20 août 2007

Triste réalité que la fin des vacances. Le visage dans les chaussettes et le sourire dans les talons, il faut reprendre le chemin de l'école, c'est indéniable, cela revient chaque année, nous n'y pouvons rien, c'est l'éternele recommencement, et avec cela tout un lot de questions. "Est-ce que cette année sera meilleure que celle qui vient de passer ?" "La réussite sera-t-elle au rendez vous (sous entendu, aurais-je mes examens)?" Autant de questions auxquelles il est totalement impossible de répondre pour le moment. Alors on se dit "On verra" comme à chaque fois et finalement ça se passe pas trop mal, pas trop bien non plus, m'enfin pas trop mal, c'est déjà une consolation.

On voit dès la fin du mois de juillet, les réductions dans les grandes surfaces concernant le 36 stylos bille à 1€ ou encore la règle magique qui ne se casse plus, même au fond du sac... Miraculeux! On aimerait penser à tout sauf à ça, mais les couleurs chatôyantes des nouvelles trousses pour adolescents nous attirent indirectement vers le rayon "scolaire", tristes souvenirs de jeunesse quand il fallait suivre la liste du professeur, avec son crayon HB 20x31, très important !

D'ailleurs en parlant de ça, j'ai une tendresse particulière pour ma prof de Dessin de collège, complètement allumée, je dois bien le préciser, qui nous faisait tous les ans acheter sa fameuse "encre de chine" avec son porte plume tout ça pour ne l'utiliser qu'une fois pendant l'année, ah, les joies de l'Art Plastique. Je me souviens avoir eu des notes désastreuses en voulant m'y appliquer sérieusement. Si mes souvenirs sont exacts, me semble que j'avais pris l'honnête décision de ne plus rien faire si ce n'est uniquement de l'improvisation pure. Et le résultat fut surprenant, j'allais de compliments en compliments avec mes idées farfelues, j'avais alors de bonnes notes !!

Je pense aussi à ma prof de Musique, qui ne voulait pas que j'écrive le nom des notes sous la portée, mais comme je le faisais au stylo bille, je ne pouvais pas effacer, quel dommage !! Que de souvenirs et de rires, car finalement, j'étais beaucoup actif qu'aujourd'hui... Le temps nous assomme et nous ralentit c'est bien connu. Je me vois encore traverser mon village à grand coup de pédales de vélo, le vent dans les cheveux, drôle de vie, tiens !

 

 

par Petit Juju publié dans : Ma Vie, La Terre, Mon Monde
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