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Vendredi 27 juillet 2007

 

J'ai mis au monde une image,

Un peu brouillée, un peu salie,

Par tant de boue et de mirages,

Une image au fin bout de la nuit,

Qui devant tous ces yeux vieillis.

Des yeux bourrés de solitudes

S'en va mourir dans l'habitude.

 

Je l'ai bercée jusqu'a point d'heure,

Croyant trouver dans son repos,

Un peu d'amour au fond du coeur,

Et quelques larmes couleur sirop.

Elle s'est illuminée dans un éclat,

Elle m'a chanté de sa douce voix,

Rimes souvenirs que j'aime tant,

Dans un sourire illuminant.

Puis par mégarde, elle s'envola,

J'eus beau crier, elle échappa...

Tomba dans cette fosse immonde,

Qu'on nomme la vie,

Où toutes les âmes, toutes les ombres,

Y meurent aussi.

Cette image que j'aimais tant,

Restera dans ma mémoire,

Cette image aussi longtemps,

C'était ta voix et ton regard.

 

 

par Petit Juju publié dans : Poèmes
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Jeudi 26 juillet 2007

 

Une petite chanson de nuit, avec un clip vidéo que je trouve magnifique... Total Eclipse of The Heart. Souvent, je me dis que l'amour n'est jamais plus beau que lorsqu'il est mis en musique. C'est un peu ce que je ressens devant cette chanson.

On passe un quart de sa vie à vivre ses amours, et trois quarts à chanter son souvenir. C'est tellement prenant de se laisser voir et dire qu'on aurait pu être heureux éternellement, mais finalement les chansons existeraient-elles sans amour ? Je n'en suis pas sûr, elles sont le reflet même de nos sentiments les plus profonds et de nos douleurs les plus étroites. On aime souffrir quand on écoute une chanson, c'est notre masochisme à nous.

Il est des chansons qui me font frissonner quand je les écoute le soir, c'est le cas d'un tas, comme celle-ci mais aussi "Je Vole" de Michel Sardou qui me ferait presque verser une petite larme.  Et si être heureux, c'est écouter une chanson ? Se laisser porter par le rêve qu'elle procure, et s'en aller, bercé par sa douce mélodie ... jusqu'au bout de la nuit.

Finalement les chansons, c'est comme une éclipse totale de nos sentiments. On transforme les douleurs pour les revivre en chantant, dans un autre univers, tellement plus clair, tellement plus "simple", tellement plus mélancolique. Nous sommes tous des acteurs qui mettons en scène nos propres amours, nos propres sentiments.

Alors pour cela, je remercierais tous les gens qui ont écrit ces magnifiques chansons d'amour qui nous font tant rêver et qui feront encore rêver pour longtemps j'espère...


par Petit Juju publié dans : Chansons-Artistes
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Mercredi 25 juillet 2007

Paris au mois de Juillet:

Une foule qui n'en finit plus, sur les trottoirs noirs de monde. Des embouteillages dont on ne voit plus le bout sur les quais de la Seine. Autant de monde, compression ultime dans un métro grinçant de vieillesse, sourire toujours, assis sur un strapontin collé contre le petit lapin jaune "ne mets pas tes doigts dans les portes, tu risques de te faire pincer très fort". Je regarde ce petit lapin, j'essaie de ne pas penser à l'impensable, une panne, un attentat que sais-je encore qui me fasse à tout jamais bloqué au fin fond de l'étouffement dans un tunnel perdu sous des millions de tonnes de pierres et de monuments. Super!

Je prends mon courage à deux mains, je fixe le p'tit lapin en me disant que ce sera bientôt la sortie, de l'air enfin, enfin de l'air pollué mais de l'air.

Je sors le bout de ma truffe sur des touristes perdus dans la jungle parisienne qui demandent en vain leur chemin et ces beaux garçons qui par leur insolente beauté vous fusillent du coin de l'oeil pour vous faire culpabiliser avec leur lunettes à la Starsky et Hutch bleutées pour faire plus citadin: Génial, de mieux en mieux. Je marche toujours, je ne sais pas où je suis, ça devrait pourtant pas être compliqué... Quai du Louvre... Quai du Louvre... Je ne vois rien, à part la foule toujours.

Jardin des tuileries: des millions de gens profitent d'1m² de gazon plastifié superficiel et de fontaines essouflées, ils s'étalent à l'infini. L'Arc de Triomphe au bout qui ne me fait pas plus triompher que ça d'ailleurs, je suis perdu, super... J'appelle mon amie qui rigole et moi qui panique à moitié. Au secours !

Non, c'est bon, je longe un embouteillage, c'est que ça ne doit plus être très loin. Un feux, le petit bonhomme passe au vert, une vague, non que dis-je, un séisme de passants déferle sur la chaussée, je me perds dans leur anonymat. Décidément j'adore Paris au mois de Juillet, que c'est jouissif...

Je longe le Louvre, dans des ornements qui n'en finissent plus, commencent à me donner le tournis, des lions, des bateaux, des dieux olympiques qui tendent des tas de flammes et moi qui cherche la mienne, enfin mon chemin. Ah des grilles, de l'or surplombant ces fameuses grilles et je suis tout près d'arriver... Ah je la vois enfin ! Je suis sauvé, enfin presque...

Je ne suis pas encore rentré chez moi :D

C'est épique de traverser Paris en plein mois de Juillet, voyez-vous, ça peut être comique, enfin en ce qui me concerne, ça me fait plutôt paniquer quand même... Un campagnard comme moi que voulez-vous, on va pas refaire le monde, ou supprimer Paris de tous ses touristes et ses habitants pour moi... Et pourtant j'aimerais bien quand même, parfois, histoire de respirer un peu, oh pas beaucoup, juste un p'tit peu !

 

 

 

par Petit Juju publié dans : Ma Vie, La Terre, Mon Monde
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Mardi 24 juillet 2007

En cette nuit du mardi 24 juillet 2007, j'ai la tête qui se perd dans un autre monde.

Cela doit bien faire 3 ou 4 heures tout au plus que j'écoute des albums du légendaire groupe ABBA. Je ne sais expliquer ce soudain intérêt que j'ai eu à ressortir tous mes albums et mes DVD. Tout ce que je sais, c'est que j'en avais besoin. La nuit m'a permis de me fondre totalement dans une autre époque, oubliant du fait même ma propre existence. Je me laisse bercer par les douces voix d'Agnetha et Frida qui m'envolent vers un autre ailleurs. Et soudain, je me demande ce pourquoi je suis tant attaché à une époque que je n'ai pas connue. La magie de la musique expliquerait-elle cela ? Sans doute, à vrai dire c'est même plus profond que cela. Je me sens porté par la joie de vivre qu'on pouvait lire sur les visages des gens qui peuplaient cette époque. On pouvait voir dans leur regard toutes ces chansons mélodieuses et enchantées, dans leur sourire, la joie qui les guidait chaque jour vers d'autres lendemains. Bien sûr, c'est une époque qui ressemble à la nôtre, avec son lot d'injustices et d'horreurs. Mais elle savait bien dissimuler la douleur que portait alors le monde en enrobant tout celà de chansons sucrées et d'idoles colorées. Comme quoi, tout est histoire d'interprétation.

Aujourd'hui on aime le masochisme, partout sur toutes les télévisions du monde, l'horreur, le sang, les victimes, la guerre... ça fait vendre, les gens en redemandent. Idem pour la musique, elle est noircie, de banlieue, froide, hostile, et révèle les inégalités et les injustices de nos sociétés.

Dans un monde, où l'on ne fait que se regarder le nombril et tout le monde déprime, il est bon de s'évader dans d'autres mondes, d'autres époques.

C'est ce que je fais chaque jour de plus, en plongeant mon regard dans des chansons anciennes, dans des films édulcorés.

Tout ça paraît bien niais pour le commun des mortels. Comme je le disais il y'a quelques jours de cela, certains penseront que ce n'est pas de la "culture" à proprement parler, mais qu'importe... Cela fait rêver et a fait rêvé des millions de personnes de par le monde. Pourquoi faudrait-il se prendre au sérieux dans nos goûts et nos choix de vies ?

Alors j'écouterais ABBA tant qu'ils me feront rêver, eux et leur musique en chantant éternellement leurs refrains dans ma petite chambre, et je me sens heureux, tout simplement.

Comme quoi, il suffit de s'enivrer de refrains magiques et de gimmicks populaires pour renaître de ses cendres et affronter le quotidien si difficile.

Ce n'est pas grand chose et pourtant cela représente tant pour moi.

Thank you for the Music ABBA !

par Petit Juju publié dans : Chansons-Artistes
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Lundi 23 juillet 2007

J'ai toujours rêvé d'être un chanteur populaire.  On pourrait très bien commencer un roman ainsi, et pourquoi pas après tout ?

Vous savez ce genre de chanteurs qui n'existent que dans les magazines, un peu superficiels mais tellement "prenants" dont tout le monde parle sans jamais savoir de quoi il s'agit et de qui surtout. Ca pourrait être excitant, non ?

En fait ce qui me ferait rêver, c'est de pouvoir interpréter des chansons et autres balades pouvant faire le tour de la France entière tout en restant gravés dans la mémoire culturelle comme la marque d'une époque. C'est tout de même formidable de laisser dans l'empreinte de l'histoire de la musique, une marque si forte auprès de millions de personnes. On ne peut pas dénigrer la chanson populaire. On peut ne pas l'aimer, on ne peut pas ignorer qu'elle est, et ce n'est pas moi qui le dit, un syndrome culturel de masse important et qu'elle marque des gens sur des décennies bien plus longues qu'on ne l'imaginait.

Etre un chanteur populaire, c'est  être dans le coeur des gens, dans leur âme, au plus profond de leurs soucis, savoir leur parler sans jamais les connaître et savoir les connaître sans jamais leur parler. C'est aussi savoir se faire aimant, proche de son public au point qu'il n'y ait plus de frontières.

C'est aussi vendre des disques de manière commerciale, certes, mais la loi du plus grand nombre l'emportant, il est normal que l'industrie du disque soit venue à fournir de grandes quantités de chansons populaires pour satisfaire le public.

C'est aussi faire un pied de nez à tous ceux qui vous dénigrent, vous méprisent en prétendant que vous n'être qu'un chanteur pour idiots dégrossi et que vous ne chantez que des bluettes en leur imposant votre succès phénoménal devant leurs grands yeux délavés de tant de haine.

C'est aussi pouvoir marquer son époque, comme jamais personne ne l'a fait, puisque la musique est un langage du coeur et qui plus est, la chanson populaire plus que jamais.

Ainsi être un chanteur populaire, c'est devenir une légende si jamais vous disparaissez, un culte si votre vie fût tragique, et c'est aussi rester vivant bien au delà de sa propre existence, dans la mémoire de milliers d'admirateurs qui chanteront encore longtemps vos chansons même quand le temps effacera votre nom...

par Petit Juju publié dans : Chansons-Artistes
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Dimanche 22 juillet 2007

Tolérance, Respect, Ouverture d'Esprit.... Des adjectifs modernes dans les faits, sans aucun doute. Mais dans les actes, qu'est ce qu'il en reste ?

Nous sommes en l'an 2007 et chacun se veut qualifier d'un esprit "Droit de l'Hommien", avec tolérance et acceptation de l'autre. C'est tout à fait louable et compréhensible qu'enfin les gens se mettent à penser avec ouverture d'esprit. Cependant, les discriminations se font toujours sentir, encore et encore... Nous n'y pouvons malheureusement rien, si ce n'est aller jusqu'a se défendre par des instances qui nous ignorent superbement. Nous n'avons d'yeux pour personne quand on est soi-même (sous-entendu différents par rapport à la norme) . C'est la triste loi de notre monde.

Je ne vais pas expliquer, puisque cela relève de ma vie privée, et que je n'en ressens pas le moindre besoin, de faire l'étalage de ce qui m'est arrivé, mais je peux attester qu'une chose est certaine: Etre soi-même peut déranger véritablement.

Pourquoi la norme ? Pourquoi déranger ? Pourquoi la liberté d'être soi-même dérange la liberté des autres ? Pourquoi, enfin, y'a t'il un amour plus respectable qu'un autre ?

L'amour a t'il un nom, un sens, une norme particulière ? Pouvons-nous aimer autre chose que ce l'on nous inculque depuis notre plus tendre enfance ? L'amour est-il condamnable?

Les moeurs, tout se résumerait ainsi: les moeurs forment la police de la pensée, un peu comme dans le célèbre roman 1984. Et c'est ainsi que souvent j'ai l'impression d'être perdu dans un immense Océan de lamentations et de désespoir avec ces milliers de voix qui me crient "Tu n'as pas le droit, tu ne peux pas, ce n'est pas bien, cache-toi, défile-toi, ce sera ta seule façon de survivre".

A méditer...

 

par Petit Juju publié dans : Ma Vie, La Terre, Mon Monde
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Samedi 21 juillet 2007

Et si le beau Jack Dawson revenait à la vie ? Un beau matin d'été, on le retrouvait figé au beau milieu de l'Océan sur les lieux du fameux naufrage du mythique paquebot: Le Titanic... Imaginez cela avec un peu de "magie", deux ou trois effets spéciaux, et il reviendrait à nous, dans une époque totalement différente  de la sienne : ça donnerait donc à peu près ça:

 http://www.dailymotion.com/video/x18dwt_titanic-two-the-surface_events

Ce "teaser" factice, bien entendu est assez troublant, car il présente de manière évidente comment un homme peut être dépassé par son époque et perdu dans un temps qui ne lui appartient plus. C'est tout de même très "actuel" comme notion. Nous sommes tous quelque part un peu dépassé par le monde qui nous entoure. Tous ces moyens de communications qui depuis plus d'un dizaine d'année se sont multipliés par dizaines en nous entourant au quotidien. Nous sommes dans un monde où l'information se perd dans des microordinateurs, dans des  puces électroniques et dans des ondes électriques et où  finalement l'humain n'est plus que dépendant de toutes ces technologies. Nous sommes dépassés par notre propre monde: la preuve; le Réchauffement Climatique en est l'exemple clair. A force de vouloir gérer économiquement notre monde, nous avons fini par oublier qu'il était fragile et qu'il méritait de l'attention, nous nous sommes faits dépasser par notre propre atmosphère.

C'est ainsi que chaque être humain vivant en l'an 2007 a souvent l'impression de vivre dans un monde qui le dépasse largement et qu'il est peut être trop tard pour arrêter la machine infernale qu'a crée la vie: l'Homme.

par Petit Juju publié dans : Ciné Rêve
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Vendredi 20 juillet 2007

Jenny King a 35 ans. Jenny King est une Star, une SuperStar dirais-je plutôt. Du haut de sa tour de verre, elle s'envoie et virevolte avec des amants qu'elle ne connait pas et sur son piano maudit elle écrit les airs qui seront faire de sa vie un Opéra mémorable.

De New-York à Paris en passant par Hong-Kong, son nom est sur toutes les lèvres, sur toutes les télévisions du monde et sur tous les journaux quotidiens. On l'appelle la King II, en référence à Elvis, l'un des artistes les plus populaires de sa génération.

A travers les vers fumés de sa limousine, elle se balade dans les rues de Manhattan, assise dans un siege tout vêtu de cuir. Sa photo défile sur tous les écrans de sa capitale de coeur. Elle se noie dans le champagne et dans le regard des jeunes hommes encore attirés par sa beauté sophistiquée qu'elle a su se fabriquer au fil des ans. De succès en succès, elle est devenue celle qui étend son visage et son corps sur tous les papiers glacés, qu'ils soient magazines ou posters pour jeunes adolescents. Les boîtes de nuit ont fait son succès et continuent toujours de chantonner ses refrains faciles et populaires. Sa pop à elle est sucrée, rythmée. On la nomme la déesse D.J. D pour Disco, J pour Jenny.

Et dans sa solitude, du haut de son 95ème étage, elle passe ses nuits dans la fureur de l'alcool et se laisse à rêver qu'elle aurait pu être plus heureuse, avoir un homme qui lui aurait fait des enfants et qu'elle aurait eu une vie normale... Enfin... Et demain, elle s'envolera pour Londres, sa tournée mondiale continue par l'Europe. Elle se déteste tant.

Dans les miroirs de sa loge remplie de fleurs, elle ne peut plus se dévisager. Son regard semble usé de tant de photographies et de tant de caméras fixés sur elle. L'épuisement. Ce soir encore, une horde de fans en délire l'attendra, lui arrachera ce qu'elle tente encore de garder, en vain, sa vie n'est plus qu'entre les mains de milliards de personnes. Jenny King ne se reconnaît plus.

Alors en ce soir du 20Juillet 2007, elle décidera d'en finir à tout jamais, avoir la paix une bonne fois pour toute, quitte à devenir la légende qu'elle s'est crée. Ce soir ce sera la fin, oui, elle en est décidée.

Elle quittera sa loge alors remplie de monde et la foule qui l'étouffe. Elle s'enfuit. Sa robe de soie paillettée s'envole dans la nuit noire. Elle prendra son jet privé, direction Manhattan. Un dernier Whisky, elle posera lentement son écharpe de soie rouge sur la table du salon. Elle ira noyer dans son regard, ses dernières désillusions de femme perdue. Elle ouvrira la porte fenêtre de son loft grandiose.

La vue et les lumières de New-York se reflèteront dans ses yeux noyés de brouillard. Et dans un dernier chant de soupir, elle ira s'envoler vers d'autres cieux plus beaux, peut-être. Adieu Jenny King !

par Petit Juju publié dans : Dans mon imaginaire
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Jeudi 19 juillet 2007

C'est drôle ce sentiment qui me prend chaque fois que je passe devant un rayon de musique Classique. Mon esprit étant sensiblement plutôt dirigé vers les disques de Variétés, je me dis que peut-être des tas de gens pensent que je suis stupide, idiot voire pire, sous prétexte que j'aime la chanson française des années 60,70,80. Loin de moi, l'idée de penser que les goûts font l'intelligence. Pourtant parfois, je me demande si l'on ne serait pas un peu conditionnés dans un "moule" en quelque sorte. Ainsi, il existe des chansons d'Intellos (sous entendu celles que l'on ne comprend pas où que l'on ne veut pas comprendre, avec des chanteurs sans voix ou de la musique instrumentale uniquement), il y'a les chansons des rebelles (Ces chansons où l'on ne comprend pas non plus les paroles mais on sent qu'ils sont pas tout à fait contents quand même, souvent ça fait plus de bruit qu'autre chose), il y'a les chansons pour les jeunes et autres enfants (Chantal Goya, la Ronde des tous petits... ça peut être mignon, faut voir...) et puis il y'a les chansons "pour tout le monde", sous entendu, la Variété !! Alors y'en a pour tous les goûts, pour tous les sexes. Ca braille, ça chante, ça se la joue Opérette du Samedi Soir ou bien suicidaire au dessus du pont, piano solo, voix qui déraille. Mais une chose est certain, les mélodies sont connues par tout le monde et c'est vraissemblablement populaire. Oh mon Dieu, populaire ! Un mot que les médias détestent !! Mais pourquoi ?!!  Pourquoi ça dérangerait d'écouter Le Lundi Au Soleil, la fenêtre de la voiture ouverte en lunettes de soleil et en souriant aux jolies demoiselles ? Tout le mondre nous prendrait pour un fou... Et pourquoi on entendrait pas un Opéra dédiée à Dalida avec une Diva chantant "Pour ne pas vivre Seul"... C'est étrange ces clichés préconcus que la société veut faire de nous même. Comme si nous étions non-interchangeables. Si l'on aime tel ou tel artiste, on ne peut forcément pas en aimer un autre etc... Remarquez, il est certains que les styles musicaux sont parfois tellement différents qu'on ne sait où donner de la tête.

Mais pourquoi faire de telle musique, une musique intellectuelle, un autre, une musique pour le "peuple" sous entendu "populaire". Pour rassurer sûrement. On se dit qu'un fan de Claude François est forcément un peu "bébête" et qu'un fan de Mozart est très "distingué" et "cultivé". Foutaises ! De toute façon, le terme intelligent et cultivé n'existe pas vraiment, qu'est ce que ça signifie au juste ? Allez, donnez-moi une définition !

Ce sont les gens érudits et qui ont beaucoup de connaissance et qui savent les utiliser à des moyens dont j'ignore parfaitement le but. En fait le paradoxe, c'est qu'on peut être intelligent, savoir se tirer des situations d'une manière idéale et très adroite, allant du même fait avec l'approche culturelle de chacun, en étant pour autant complètement inculte et ne connaitre rien du tout du monde dans lequel nous vivons. Et vice-versa, on peut être très cultivé et parfaitement non-intelligent (Je ne citerais pas de professions :D)

Alors où se situe le domaine de l'intelligence ? En fait, je pense que l'intelligence n'existe pas, elle n'est qu'un fait culturel qu'on nous donne pour nous faire croire qu'il existe des personnes qui valent mieux que d'autres, car c'est ce qui est sous entendu sous le terme "intelligent", il ne faut pas l'oublier. C'est la guerre de chacun contre chacun comme disait un philosophe dont le nom m'a échappé. Et oui, la culture ce n'est pas vraiment connaître, c'est aussi comprendre et apprécier ce que l'on aborde... Mais certaines instances sont fortes pour le bourrage de crâne, ainsi, nous les remercions de faire de nous des bêtes d'apprentissage sans jamais savoir comment on se débrouille avec tout ce charabia au fond de notre crâne.

Je pense qu'il serait temps qu'on en finisse enfin avec ces clichés stupides, et s'il me plait d'écouter Sheila et puisun p'tit fond de Beethov, pourquoi pas? Après tout, les images préconcues ne nous appartiennent plus, ouvrez l'oeil !

par Petit Juju publié dans : Ma Vie, La Terre, Mon Monde
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Lundi 16 juillet 2007

Cet après-midi, c'était visite en plein coeur de la Normandie et panoramas hauts en couleurs. Ainsi, nous sommes allés visiter, moi et mon amie, un château en ruines près des Andelys, petite ville du département de l'Eure, et ô combien c'était merveilleux.

Nous étions face à l'une de ces vues qu'on ne voit qu'en cartes postales, une de ces vues qui vous laisse un peu béat devant l'immensité d'un tel spectacle. Le reflet du soleil et la Seine qui s'entremèle dans une vallée creusée au gré des saisons à travers la roche calcaire et poreuse. Cette même Seine qui, quelques heures auparavant, était en plein coeur de la capitale sous la poussière et le bruit, se retrouve alors soudainement perdue dans ses méandres à travers la campagne verdoyante sous le chateau de Richard, Château-Gaillard de plus de 800 ans d'âge... Que de beautés, que de paysages oubliés au fin fond d'une nature conservatrice et généreuse.

De ses vallons enchanteurs aux prairies soyeuses, les bosquets et les forêts qui se mêlent dans un décor symphonique aux allures de bocage, on se laisserait à rêver à d'autres printemps, à d'autre saisons, à un autre monde. Un Lundi Au Soleil, Allongé les pieds nus dans l'herbe, le visage découvert par le vent si doux carressant les moindres reflets de mon visage alors bercé par le calme serein de ce jour sans fin. Alleluia !

par Petit Juju publié dans : Paysages
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