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Dimanche 16 septembre 2007

Je déteste à nouveau les dimanches après-midi. Pas la peine de se demander pourquoi, la raison est simple, le jour suivant est d'une mortelle vérité. Retour à la vie normale. Les cours, apprendre, savoir toujours être au top et concentré, le stylo à la main, le regard fixé dans mes notes. 9 mois de retour aux sources, comme avant, comme maintenant, comme toujours oserais-je dire.
Soudain, on se dit que les vacances ont été bien trop courtes, même si elles ne l'ont pas été vraiment, finalement tout passe vite quand on a plus de soucis, ni d'obligations à l'horizon. Pas de cours à apprendre, pas de TD à préparer, pas de TP à rendre à la fin de l'heure en stressant sur sa copie parce qu'on a pas eu le temps de répondre à la dernière question qui parlait de la perméabilité cellulaire dans un milieu hypotonique. Mon dieu ! Et les mauvaises notes toujours, on est à la fac heureusement, c'est bien connu. On surfe sur la moyenne en priant le bon dieu d'avoir au dessus de  10 à la prochaine interro en amphi. Hum, qui a dit que la vie d'étudiants est excitante? 

Bon, je dis ça, mais on va encore me dire que je me plains pour pas grand chose parce que finalement quand on est étudiant on pas beaucoup de cours, pas beaucoup de stress et puis on a tout notre temps libre à penser et à faire autre chose, oui peut être, en tout cas, on a la tête qui reste quand même concentré même en rentrant chez soi, parce que les cours ne s'arrêtent jamais sauf au mois de mai/juin bien et fort heureusement. Je ne peux pas jouer le martyr, de toute façon ça ne servirait à rien et ça n'est pas mon but, si parfois je me sens las de tout ce monde qui m'entoure c'est que je n'en vois pas le bout et que j'ai l'impression d'étouffer, de ne pas savoir où je vais réellement, si ce n'est vers un diplome qui n'a rien de diplomant, ou peut être le nom, tout juste ! 

Alors bien sûr je ne vais pas me lever à 6h00 avec un sourire jusqu'aux oreilles, ça serait exagéré, mais bon il faut reconnaitre que ça peut être passionnant (quand on est pas trop fatigués). 
Moi, ce qui me fait rire, c'est tout ceux qui s'évertuent à croire que la fac c'est pour les feignasses, alors que bon, je ne vois pas trop où est-ce que le terme fainéant entre en compte là dedans, en l'occurence, mes journées sont bien remplies, bien malgré moi et je m'attèle très sérieusement à apprendre les cours uns par uns, ce qui n'a rien d'extraordinaire, vous en conviendrez. Oh bien sûr ce n'est pas une prépa, mais tout de même, il y'a quand même une part de pression de la part des profs qui est plus qu'insoutenable parfois. J'en ai même vu qui passaient dans les rangs pour vérifier les devoirs faits, comme en 6ème ! Hallucinant !

Bon fort heureusement, je ne suis plus la ligne de conduite des profs et je travaille personnellement sans écouter leur sempiternelles rengaines insoutenables, comme si nous étions tous des collégiens Ah !

Mais quand est-ce que les études ne seront plus perçues comme un lieu d'évaluations, mais comme un lieu d'apprentissage avant tout ? En tout cas, même à la fac ils aiment les bonnes vieilles notes, même si elles sont mauvaises, ça en décourage plus d'un et ça encourage les profs à continuer !

par Petit Juju publié dans : Coup de Gueule !
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Vendredi 14 septembre 2007

 


POP! ou comme les fameux groupes des années 80, WHAM! et autres... Autant de clichés réunis en un seul vidéo-clips présentant un faux groupe POP de l'année 1984 pour les besoin d'un film romantico-sentimental, "Le come-back" présentant le retour de cette star d'autrefois, qui a tant fait rêver de jeunes filles, voulant séduire à nouveau, en écrivant une nouvelle chanson pour une artiste actuelle à la Britney Spears améliorée.

Film qui malgré quelques lenteurs laisse toutefois rêveur et songeur quant au show-bizz et toutes ses modes qui se tirent dessus à grand coup de douches écossaises. Mieux vaut ne jamais avoir été, qu'être has-been, surtout avec un titre variété-pop. Comme dirait le fameux Alex Fletcher dans ce film de manière ironique "La pop, j'oubliais, c'est pour les débiles, les p'tits drogués".

Il est certain qu'on a tendance à catégoriser tout ce qui n'est plus à la mode de "déplacé", "has been", alors qu'en fait certains titres de ces époques, restent continuellement dans notre mémoire collective, et cela fait partie de notre culture que l'on ne le veuille ou non, même si dans Télé à la Rame, c'est toujours du pipo, il n'en demeure pas moins que les plus grandes stars de la chanson, étaient pour la plupart des artistes populaires qui chantaient de la pop/variété... et alors ? L'important c'est de rêver, n'est-ce pas ?!

En tout cas, j'ai aimé ce film parce qu'il a su montrer sous son vrai jour qu'une belle mélodie, n'a pas besoin d'être surjouée par tout un tas d'artifices, et que la simplicité et l'humilité sont nécessaires quand on interprète une belle balade romantico-pop.

 

par Petit Juju publié dans : Ciné Rêve
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Mercredi 12 septembre 2007

J'habite en région parisienne. Dans votre esprit, de suite, viennent les HLM, les rues parisiennes, l'urbanisation folle, d'immeubles en immeubles à perte de vue.

J'habite en pleine campagne, en région parisienne, est-ce incompatible ? Absolument pas, et c'est très agréable... Je suis, comme on pourrait dire, un rat des Champs, j'aime observer le bocage yvelinois, de petits bosquets touffus, en prairies vertes, mon regard voyage chaque jour un peu plus à travers les villages dont seul les toîts pentus des églises se dessinent sur la ligne d'horizon.

J'ai toujours vécu à la campagne, c'est mon "élement" si on veut, mon "habitude". Je me souviens de ces journées d'enfance, où le matin très tôt, alors que le jour se levait à peine, j'observais la brume épaisse recouvrir les vallées qui bordaient ma maison, et l'odeur de l'aubépine fraichement fleurie qui embaumait l'air d'un parfum délicat, comme une caresse sur la joue... Magistral ! J'aimais me perdre dans la forêt toute proche, passer des heures à vélo, en traversant l'humide verdure de mon trou Normand.

Tout ça pour dire que c'est dans ma nature, cette nature justement. Oh bien sûr j'aime bien la ville de temps à autres, pour y  faire quelques emplettes, me promener et faire le citadin comme tout le monde, voir des gens, entendre le bruit de la foule qui marche continuellement, le boum-boum des boîtes de nuit parisiennes, où la chaleur des corps se mélange à la froideur des nuits de la capitale, nuits de peur où mon village endormi, silence lourd et éternel, semble figé pour quelques heures encore...

Cependant rien y fait, un train et je repars vers les champs infinis, le bocage de mon château de sable, inconnu de tout le monde, perdu au bout de la carte, comme échoué là par hasard. J'aime bien cette impression d'être perdu dans mon univers, c'est comme une petite bulle qui me rassure... Ah décidément, la campagne, ça vous gagne !

Mais dites-moi, êtes-vous plutôt rat des villes ou rat des champs, et qu'est ce qui vous plait dans l'un ou l'autre des cas ? J'attends vos petits commentaires ;)

P'tit Juju

par Petit Juju publié dans : Paysages
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Lundi 10 septembre 2007

 

"C'est le silence qui se remarque le plus, les volets roulants tous descendus..."

L'heure a sonné, il est temps de ranger les transats usés par tant d'étés et de soleils écrasants. Subsistent les quelques âmes se baladant sur le front de mer, le visage grave, sous des parapluies couleur d'outre tombe. Le ciel lourd et gris "pèse comme un couvercle" sur toute une ville bercée par tant de mélancolie et de solitude.

La mer, la mer est là, d'une couleur sableuse, reflets des jours de grand vent, quand les tempêtes emportent les quelques soupirs restants. Les restaurants sont vidés de tous leurs saisonniers, des grives muettes tournoient sans cesse, dans ce désert d'habitude, des plages hors-saison...

Et j'imagine, dans ce train qui m'amène à mes études quotidiennes, j'imagine ces paysages véritables et mélancoliques, où seul mon regard se perd à travers l'horizon que l'on ne distingue même plus, d'ailleurs... J'aime imaginer, cette tristesse des jours de pluie, quand claque sur les toits l'éternel refrain des amours perdus, abandonné aux paysages du Nord qui valent bien plus par toute leur solitude, qu'autant de soleils en une année.

8h38, un train pour GRANVILLE m'attend, sur le panneau d'affichage, seul, perdu au milieu de tous ces trains banlieusards, et j'aimerais faire demi-tour, juste une fois, m'en aller, juste pour essayer de changer ma vie, à travers ce quotidien d'habitude qui m'enferme, une fois, juste s'en aller rêver, et revenir changé, peut-être, un jour, qui sait ?

 
par Petit Juju publié dans : Chansons-Artistes
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Vendredi 7 septembre 2007

 

J'habite dans une région, l'Ile de France, qui a la chance d'être parcourue par de nombreux transports en communs aussi divers comme le train, le métro, le RER, et j'en passe... Mais voilà, il y'a toujours les utilisateurs de voiture, honte à eux :D, même si je concois que certains ne peuvent pas faire autrement. On pourrait alors se dire qu'ils ont des voitures ordinaires, comme tout un chacun, mais non non non, ce n'est pas le cas !

J'ai l'impression que dans mon petit bled paumé, il y'a un concours de la plus grosse Berline ou du plus gros 4X4, c'est vraiment impressionnant... d'orgueil !!

Je ne sais pas pourquoi il y'a une concentration énorme de ces voitures ultra polluantes et gigantesques, j'ai vraiment un sentiment d'infériorité, quand je me retrouve nez à nez avec ces engins, dans ma petite mini austin sans aucune prétention. Ils sont là, lunettes de soleil au volant, la bouche en cul de poule, l'air de dire "dégage avec ton tas de ferraille", c'est vraiment détestable et dérangeant, en un mot: ça m'énerve ! Comme si c'était d'une utilité folle, par ici, d'avoir une voiture de cette taille!!

Alors je me dis, pour me rassurer, que c'est sans doute pour compenser un intellect défaillant, ou une force physique mal en point (si vous voyez ce que je veux dire...), en un mot, je ne vois pas en quoi la région où j'habite serait un endroit où les voitures de ce genre ont leur place. On serait au Sahara ou en plein désert quelconque, je veux bien admettre, mais là, en pleine région parisienne, dans un bled perdu, dans des petites rues de village, n'allez pas me faire croire que c'est d'une profonde utilité.

Bien sûr, je ne parle pas de ça par pure jalousie, à vrai dire je me fiche complètement de leur voiture, du prix qu'elle coûte, je ne suis pas matérialiste ! Mais ce qui m'énerve c'est que ce genre de personnes se sentent les rois sur la route, et n'ont pas de mal à klaxonner pour n'importe quoi et ça, je ne supporte pas, d'autant plus qu'ils prennent deux places de parking en face de chez moi, et avouez que c'est énervant ! Tout ça pour dire que je ne cautionne pas ce genre de véhicules qui : 

 1 - ne servent à rien, si ce n'est à prendre de la place et à assurer l'orgueil de son propriétaire

        2 - Polluent comme pas possible à l'heure où les rejets de CO2 sont contrôlés pour préserver l'environnement.

        3- Utilisent énormément de carburant, donc d'énergie, à la seule fin, que d'assurer un peu plus d'aisance et de supériorité à son conducteur. Vive l'économie d'énergie!

       4 - Prennent une place monstre dans les parkings et bloquent les petites rues avec leurs grosses roues...

Donnez moi un seul argument qui puisse aller dans leur avantage, si ce n'est l'orgueil du propriétaire, alors moi, je vote CONTRE. Mais que voulez vous, les hommes ne comprendront jamais qu'il est d'utilité publique de préserver l'environnement, aussi bien naturel et atmosphérique, qu'urbain... Qu'on interdise ce genre de trucs de rouler dans nos villes, faudrait pas abuser quand même !

         

par Petit Juju publié dans : Coup de Gueule !
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Mercredi 5 septembre 2007

Voilà, le nouveau design du Blog est arrivé en même temps que la rentrée. Et oui, cela fait déjà 1 an que ce petit morceau de vie existe. J'ai quelques visiteurs, pas de quoi faire peur à une Superstar ou au plus prétentieux des hommes, mais toutefois, c'est déjà honorable pour le lot de sottises que je peux raconter parfois. Néanmoins, je vous remercie de venir de temps à autres me lire, comme ça, pour passer le temps et j'espère que vous passerez encore d'agréables moments à chanter, à rêver, à déprimer même en lisant l'un de mes billets, puisque après tout, c'est aussi mon coeur que je mets sur ces quelques pages virtuelles.

Alors à ceux qui ont eu le courage de me lire, je voudrais leur dire tout simplement, merci.

Bonne année scolaire 2007-2008 ! A très vite...

Le p'tit Juju.

par Petit Juju publié dans : petitreveur
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Mercredi 5 septembre 2007

Il me vient toujours la même émotion lorsque je voyage en train, particulièrement le train... Quand je me retrouve bloqué à l'intérieur d'une rame, d'une voiture de train, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec ce qu'on appelle "la vie".

Vous êtes là enfermés dans une "boite" qui avance sans savoir qui décide à votre place de faire avancer les choses. Il y'a des gares, dans lesquelles on peut tous s'égarer. Heureusement, il y'a toujours un train pour vous remettre sur la "voie". "C'est tout tracé", c'est la destinée.

Dans chaque gare, l'idée que des millions de gens pourraient vous aimer, vous chérir, vous et votre petite vie monotone, mais vous restez impassibles et laissez votre chemin, le front collé à la vitre, le paysage qui défile, toujours, s'en va un peu plus loin du départ, et se rapproche un peu plus de votre fin.

Il y'a les gens pressés, qui ne peuvent s'empêcher de regarder leur montre de peur d'arriver en retard, ceux qui ne supportent pas l'idée de se laisser "porter" et qui préfèrent s'enfermer dans les toilettes pour éviter d'y penser. Il y'a ceux comme vous et moi qui regardent leur vie défiler en se disant que tout pourrait "s'arranger" avec un peu d'optimisme, refaire le monde d'un coup de baguette magique, effacer les blessures et continuer dès à présent.

Le train, c'est comme nos vies, ça avance, ça s'arrête parfois, ça continue toujours, sauf quand le train déraille et que tous les passagers sont évacués. C'est ainsi...

C'est pourquoi une émotion sensiblement mélancolique me vient toujours lorsque je vais quelque part en Train. Le reflet de mon regard se perd dans la verdure du paysage qui glisse sur la vitre... comme une peinture fraîchement laissée au vent bavant des traces de couleurs sur tout le tableau qui s'offre à mes yeux. Je suis là, j'attends que vienne l'heure où je pourrais descendre du train, et les souvenirs se mélangent à la rancoeur d'avoir une vie ordinaire... Que voulez-vous, nous n'y pouvons rien... C'est ainsi, c'est la vie... Que de fatalités !

par Petit Juju publié dans : Dans mon imaginaire
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Mardi 4 septembre 2007

Je ne pouvais pas vous évoquer, en tant que Gay qui se respecte, ce chef d'oeuvre de la musique, non pas classique mais DISCO !! Voyons les choses en grand, et en rythme!

Ah, je pourrais vous parler des heures de ce rythme et de ces mélodies qui me poursuivent, des dancings Disco, au boîtes de nuits Technos-housées, il reste des références qui demeurent et restent indémodables. La Disco, quelle invention ! On pourra dire qu'il en a fait des enfants... Et dire que tout a commencé au beau milieu des années 1970, comme un vent de folie qui est venue déferler sur le monde entier, munie de paillettes et de strass, dans des costumes à effrayer les plus Marilyn d'entre-nous...

Je ne pourrais pas vous expliquer l'émotion que je ressens quand j'écoute un titre Disco comme celui-ci, c'est comme une "fièvre" qui me prend à bras le corps et m'emporte, au son du rythme et de la mélodie simple et éternelle... même si les paroles n'ont rien de gaies,  pas de mauvais jeux de mots , il en demeure néanmoins, que la Disco est devenue le symbole de toute époque et de tout un tas de personnes qui se sentent portés par son dynamisme et sa joie de vivre.

On pourrait dire que je fais partie de ceux là, que de flash en flash, les projecteurs étoilés m'illuminent et que je reste ébahi devant tant de couleurs, de shows époustoufflants, qui jusqu'au bout de la nuit vous font rêver, encore et encore...

Je ne suis pourtant pas un homme de la nuit, oh non et ça n'est pas mon truc, mais j'aime bien l'ambiance Disco, et ce qui s'en dégage. C'est ainsi qu'il m'arrive souvent d'écouter des morceaux et de rêver un peu que j'aurais pu être un fabuleux danseur Disco à la Travolta ou mieux encore, les Bee Gees en personne... moulé dans un jean pattes d'éléphant, les boots cirées rouge  et la démarche de Cow-Boy !! Que d'illusions, quel exutoir pour un monde qui n'a rien de Disco... Mais l'important n'est-ce pas de s'évader pour mieux se retrouver ?

Alors on pourra rire de moi autant qu'on le voudra, mais oui, je sais danser la Disco, et j'aime ça, vraiment ça, c'est dans mon "sang" on pourrait dire, je ne sais comment l'expliquer. C'est mon côté superficiel et je le revendique, tant pis pour moi, on aura essayé de me sauver, mais ces choses là ne se commandent pas vous l'aurez compris !


par Petit Juju publié dans : petitreveur
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Lundi 3 septembre 2007

 

Pour être un héros ordinaire,

Ce qu'il faut de téméraire,

A trouver la force d'exister,

A travers tous, être adulé.

 

 

Pour être en chair d'artifices,

Que l'imaginaire nous réveille,

Ces regards qui sommeillent,

Sauver des ombres de justice.

 

 

Pour vivre par procuration,

Tous nos rêves et déraisons,

Acheter l'image aussi surfaite,

Et dissimuler toutes nos défaites.

 

 

Pour être un héros solitaire,

Mourir avant d'avoir été,

Ou alors n'être jamais.

Ô Dieu que l'on est tout,

Ô Dieu que l'on est rien.

 

 

Pour être un héros ordinaire,

Ce courage d'être commun,

Parmi les hommes, leur destin,

Savoir ranger l'orgueil prétentieux,

Qui dans nos miroirs, larmes aux yeux,

A fait de nous des êtres de guerre,

A la place d'être simplement ordinaires.

 

 

 

par Petit Juju publié dans : Poèmes communauté : De rêves en passions
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Samedi 1 septembre 2007
 
"Tous ces gens qu'on voit vivre, comme si ils ignoraient qu'un jour il faudra mourir" 
 
Cette phrase résonne en moi comme un coup violent, et ce depuis la première fois où j'ai entendu la chanson. "On ira" de Jean Jacques Goldman.
A première vue on pourrait penser à une petite chanson de rien, mais au final, c'est vraissemblablement une chanson à dimension humaine. Cette peur de ne plus être, de ne pas savoir quel autre lendemain nous fera, si nous serions encore de ce monde, parmis tous ces millions d'êtres vivants, ces millions d'êtres humains tels des poussières égarées dans un monde sans fin.
 
Cette chanson m'a toujours beaucoup ému, par la simplicité de son texte grave et dur, si véritable aussi, qui nous fait réfléchir sur nos conditions et qui laisse une place au voyage, à l'évasion et pour sa mélodie claire et mélancolique... Qui nous donne envie de rêver, de s'en aller, sur ces fameuses routes "qui sont belles".
 
C'est aussi une preuve d'amour, et tant de promesses tenues "Un jour on partira, un jour..." Mais voilà, nous tous savons bien que ce jour n'arrivera pas, ou ne risque pas d'arriver. Parce que la peur nous anime et rien que l'idée d'être perdu de notre cadre de vie nous effraie tellement qu'il n'est même pas imaginable de s'en aller comme ça à l'aveuglette.
 
C'est pour ça qu'il existe des chansons qui donnent le pouvoir d'imaginer et de rêver... Même si tout est joué d'avance...
 
par Petit Juju publié dans : Chansons-Artistes communauté : De rêves en passions
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