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Mardi 7 août 2007

Le temps passe, inlassablement il dessine ses stigmates sur nos visages. Il laisse ses traces, il nous marque à jamais.

Le temps nous tue tous petit à petit, il nous amène jour après jour vers ce qui nous attend, malheureusement, la fin définitive: la mort.

Nous n'y pouvons rien, nous en sommes conscient et nous coulons petit à petit vers ce vide intersidéral où l'on ne sait que trop penser.

Plus de pensées, plus d'imaginations, plus de créations, le vide. Etre et avoir été, ne plus être, ne plus exister en tant qu'être matérialisable. Triste vie que l'on mène.

On pourrait bien se poser des questions, essayer de résoudre le problème, arrêter toutes les horloges du monde, stopper tous les sabliers volants, le temps filerait tout de même, c'est une notion qui nous échappe. On n'a pas d'emprise sur le présent, et le fait qu'il se déroule comme un tapis roulant qui ne cesserait d'avancer. "C'est la vie".

Nous sommes là nous contemplons ce qu'il nous reste de temps à vivre, ce que nous avons déjà gaspillé, comme une jauge de carburant, nous savons où nous en sommes et nous savons qu'un jour la cuve sera vide et qu'il ne sera plus possible de faire le plein.

Les battements de nos coeurs tapent continuellement dans nos poitrines nous rattachant à cette conscience infime qu'on appelle la vie et avec eux, le temps qui s'en va, chaque battement nous éloigne un peu plus de notre jeunesse, et nous rapproche un peu plus de notre fin. C'est fou de penser à quoi tient la vie, à un coeur stupide logé là on ne sait pas trop pourquoi, alors ça bat et l'on vit... Ridicule et merveilleux à la fois, et grâce à lui nous avons conscience, nous pensons, nous agissons, nous sommes "nous-même".

Mais comment garder la trace de ce que nous sommes, de ce que nous avons été, si le temps efface les mémoires et qu'il efface en même temps notre souvenir. Même dans la mémoire des gens nous disparaîtrons, c'est indéniable.

"Le temps est notre seul prédateur, après la course poursuite folle qu'est la vie, il nous avalera de son appétit de néant, et nous réduira en un rien de pensée."

par Petit Juju publié dans : Ma Vie, La Terre, Mon Monde
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Dimanche 5 août 2007
Claude François - Le Mal Aimé (1974).
En parcourant divers sites présentant des vidéos en tous genres, et en cherchant le cultissime nom de Claude François, je suis tombé sur un tas d'absurdité. Si l'on exclue les faux sosies rieurs, avec leurs costumes minables, on tombe sur des adolescentes puériles qui braillent sur "Le Téléphone Pleure" et ne parlons pas de certains commentaires, qui font peine à voir, tant le défaut d'argumentation est cuisant.
 
Alors quoi, Claude François, c'est un artiste populaire, certes, qui a su traverser les époques, à travers les météorites d'un show-bizz qui n'a plus rien de musical, ni d'imaginaire. D'où vient cette moquerie qui  le décrédibilise d'années en années ?  Ceux qui pratiqueraient ce genre de critiquent seraient-il mal informés ? mal instruits sur la question ? Nul doute de côté là, car  Claude François ne se résume pas à quelques tubes Disco éparpillés un peu par ci par là. D'ailleurs c'est cet aspect populaire qu'il a lui même valorisé afin de s'assurer un succès marquant. Mais au fond des 33 tours, il subsiste des chansons inconnues et tellement plus frappantes, marquantes, tellement plus vraies. Un petit exemple, oh il y'en a plein : en voici un exemple.
 
 
 

La solitude c'est Après
envoyé par cfclint
C'est le genre de chansons qui passent totalement à la trappe en ce qui concerne Claude François ? Pourquoi ? Parce que les médias l'ont cantonné dans un registre qui lui allait si bien, la chanson populaire pour faire "danser" et finalement 75% de son répertoire a été totalement oublié au profit des chansons nettement plus commerciales. C'est dommage car pendant ce temps Claude François souffrait d'un défaut de reconnaissance, on ne reconnaissait pas sa musique, comme de la "vraie" musique, mais comme des bluettes à six sous sous prétexte que c'était populaire et que ça plaisait aux gens, voilà tout.
Mais c'est sans oublier que Claude François était un vrai musicien, qu'il composait quelques chansons sur ses albums et qu'il a su aller piéger dans le répertoire anglo-saxon des mélodies qui ont fait son succès, en surfant sur différents courants musicaux: soul music, pop, reggae, calypso, disco et j'en oublie sûrement ce qui démontre à coup sûr la diversité de son répertoire.
Alors ceux qui se permettent de lapider Claude François sous prétexte que ce serait un peu dépassé, niais, ou que sais-je encore, populaire, facile, simple, coloré, feraient mieux de s'acheter quelques albums et de s'instruire avant d'énoncer des stupidités parce que Claude François fait parti de notre culture musicale française, quoi qu'on en dise et ça en embête plus d'un ! (Rires).
par Petit Juju publié dans : Chansons-Artistes
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Vendredi 3 août 2007
L'une des plus belles chansons d'amour qui puisse exister sur cette planète à mon goût: Billy Joel, Just The Way You Are...
Et ce synthétiseur qui présente des sons doux à la hauteur des plus grands slows des années 70, c'est magique tout simplement, ça donne tellement envie de rêver, de s'évader vers un ailleurs rempli de bonheur, d'étoiles et de nuits ensoleilées. On s'imagine aisément dans les bras d'un amour imaginaire, ou réel se laissant bercer par la douce mélodie de Billy.
Ah de telles chansons me laissent sans voix par tant de beautés, je m'incline évidemment.
Merci l'Artiste !
par Petit Juju publié dans : Chansons-Artistes
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Jeudi 2 août 2007

Je suis arrivé par le train de 00h20 en cette nuit chaude encore, le quai de la gare de Toulon était alors désert. L'air brulant mes narines encore habituées à des températures fraiches, nous avons traversé les quelques avenues menant jusqu'au domicile.

Le sommeil me poursuit mais ne veut pas venir, la chaleur m'étouffe, je n'ai plus l'habitude. Ce n'est qu'au petit matin que je me suis éveillé dans cet "autre-monde": le sud de la France: un endroit si hostile pour un regard Normand. Les tuiles édulcorées et les murs couleur pastel des habitations m'éclatent au visage, décidément c'est vraiment trop superficiel pour moi.

Les gens dans la rue friment, je dirai même que c'est une gloire locale que de se montrer bronzé comme un bout de bois, la peau fletrie par tant de soleil accumulé et les lunettes de soleil violettes scintillantes pour séduire les petites jeunes filles, le jean remonté jusque dans les plus petits recoins de l'entre jambe... Quelle vulgarité! Celles-ci portent des lunettes façon Brigitte Bardot, un peu rétro tout de même et celles-là essaient de capter le regard des jeunes frimeurs dans leur vieille voiture traficotée jusqu'au moindre petit boulon. Et ça appuie sur l'accelérateur. Inutile de préciser que les piétons n'existent pas dans ce genre de villes, nous ne sommes que des "pions" dégommables au simple coup de frein parce que nous avons osé traverser un passage piéton alors que le petit "bonhomme" était vert, pourtant, en vain.

Dans les supermarchés, les caissières ne disent pas bonjour non plus, ça peut paraître étrange mais c'est vérifié à plusieurs endroits, ni aurevoir, ni merci d'ailleurs... ça doit faire parti de la gloire locale aussi. Je comprends toutefois leur défaut de politesse, quand tant de touristes s'en vont et viennent en vous pillant de toutes ressources et de gentillesse, mais tout de même, un p'tit sourire n'a jamais fait de mal à personne.

Les gens ne sont pas non plus très discrets, derrière moi en attendant pour payer mes articles, une "sudiste" en tongs et jupe fleurie s'exprime au téléphone en précisant plein de détails dont le moindre passant se fiche éperdumment, l'odeur  qu'elle émane n'est pas à négliger non plus, c'est peut être la chaleur, passons.

Décidément, aucun coin d'ombre ne saurait me satisfaire au milieu des HLM centrevillisés de la côte d'Azur, enfin ce qu'il en reste...  La chaleur y est étouffante et l'ambiance vraiment malsaine. Réfugions-nous sur un bateau-touristes pour y trouver la fraicheur, en regardant les bateaux de la Marine qui nous coûtent tant d'argent, merci les Impôts...

Petit séjour qui se terminera bientôt: en prenant le train, je dérange visiblement un jeune voyageur avachi sur son siège, bronzé de toutes parts qui était en train de faire sa sieste. Je lui propose de ne pas me mettre à ma place pour éviter de le déranger dans sa léthargie profonde. C'est  qu'en plus il acquiesce et s'en va s'allonger sur les deux siège sen ouvrant vulgairement la bouche tout en dormant. Décidément... Je ne ferai aucun commentaire...

Heureusement durant ce séjour, je n'étais pas seul, du moins pendant une partie et c'est justement la seule consolation. Merci à cet homme qui sait partager ma vie même quand ce n'est pas toujours évident.

En tout cas la prochaine destination sera la Bretagne, ouf, enfin de la fraicheur !! Je n'en puis plus, sauvez-moi ! :D

par Petit Juju publié dans : Paysages
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